« Oui, nous le pouvons ! Le cancer
de l’enfant peut être battu » déclarent SIOP et ICCCPO
Genève le 15
Février 2013 – Aujourd’hui c’est la journée internationale du cancer de
l’enfant. Journée pendant laquelle le courage et le silence des enfants
atteints de cancer et de leurs familles sont célébrés.
La SIOP et
l’ICCCPO, leurs membres à travers le monde, pourront toucher les différentes
communautés, les écoles, les hôpitaux et le public en général. Les parents
travailleront aux côtés des pédiatres oncologues, des pédiatres, des
infirmiers, des défenseurs de la santé publique et autres en diffusant des
informations vitales pouvant sauver des vies, sur le cancer de l’enfant.
La SIOP et l’ICCCPO
appellent les gouvernements à travers le monde à s’engager dans la lutte contre
le cancer de l’enfant. Ceci inclut l’accès à leur porter, « aux meilleurs
standards de soins », y compris les programmes de diagnostic précoce et
l’adaptation des régimes de traitement des pays riches aux systèmes des pays en
voie de développement.
Les deux
organisations représentent plus de 1500 pédiatres oncologues et 158
associations qui soutiennent les parents soit environ 85 % de la population
mondiale.
Le champ de
l’oncologie pédiatrique a mûri de façon significative depuis que la thérapie systématique
du cancer de l’enfant est devenue disponible dans les années 50. Dans le monde
industriel, la survie de 5 ans s’est continuellement améliorée et est passée de
moins de 20 % en 1960 à 80 % au début de ce siècle, avec l’espoir que la
plupart des enfants atteints du cancer seront maintenant guéris.
Le défi subsiste
cependant dans les pays pauvres notamment aux revenus faibles ou moyens où
vivent la majorité des enfants atteints de cancer. Les enfants atteints de cancer
dans ces pays continuent à perdre leur bataille contre ce mal du fait que les
programmes de diagnostic précoce, les traitements et le savoir faire y sont
tout simplement inexistants. Ceci en dépit du fait que de simples informations
livrables tels que celles sur les signes suspects de détection précoce sont
disponibles et qu’il a déjà été prouvé qu’en adaptant les régimes de traitement
des pays riches, le fossé entre les taux de guérison se rétrécirait. Les taux
de guérison des enfants atteints d’une leucémie lymphoblastique aigue (toutes),
par exemple, sont de 80 à 85 % dans les pays riches alors qu’ils sont beaucoup
plus faibles dans les pays pauvres.
Les cas étudiés au
Brésil, dans la République Dominicaine et au Guatemala ont démontré clairement
qu’en adaptant tous les protocoles d’Amérique du Nord et d’Europe Occidentale,
les taux de survie des enfants malades sont améliorés de façon significative.
Par ailleurs, l’éducation publique et les campagnes de sensibilisation ont
développé avec succès les taux de diagnostic précoce, même dans les pays à
revenus faibles ou moyens. Les enfants et les adolescents peuvent être séparés
quant aux effets des traitements les plus intensifs si leurs cancers sont
diagnostiqués assez précocement et les traitements on débuté suffisamment tôt.
En Honduras, par exemple, une campagne nationale de sensibilisation, pas chère
a été en corrélation avec une baisse des rétinoblastomes qui s’étaient répandus
au dessus de l’œil, de 73 % à 35 %.
La présidente de
SIOP Gabriele Calaminus, elle-même pédiatre oncologue, explique :
« l’évidence est là. Qu’attendons nous ? des milliers de vie peuvent
être sauvées si nous agissons maintenant ! Mais, les gouvernements
eux-mêmes doivent prendre leurs responsabilités pour leurs propres populations.
La déclaration d’Alma-Ata, a établi les documents pour « la santé pour
tous » il y a plus de 30 ans, stipulant que tous les peuples doivent avoir
accès aux services de santé. Le fait est qu’en 2013, ceci reste encore un
objectif et non une réalité ».
Kemeth Dolman,
présidente de l’ICCCPO et parente d’un enfant guéri du cancer écrit :
« j’ai l’expérience personnelle d’enfant dont le cancer a été initialement
mal diagnostiqué en raison d’un manque de connaissance de la maladie. Les
membres et les partenaires de l’ICCCPO sont tenus de soutenir tout projet
relatif au diagnostic précoce du cancer de l’enfant, dans le monde, et bénéficiant
déjà du support de plusieurs gouvernements progressistes. Le bon sens
économique voudrait que les gouvernements soutiennent une telle prise de
conscience ainsi que les projets de détection précoce et non pas économiser
seulement sur les coûts supplémentaires de traitement de patient en stade
avancé de leur cancer, et éviter ainsi aux citoyens de leurs pays beaucoup de
douleur affective et de souffrance.
Les 2 organisations
sont optimistes et espèrent qu’avec le soutien de leurs consoeurs, les ONG et
les agences internationales de la santé telle que l’Organisation Mondiale de la
santé, la lutte contre le cancer de l’enfant, spécialement dans les régions où
les besoins sont énormes, est à un tournant majeur pour le meilleur.
Les experts du
cancer de l’enfant se rencontreront le 25 et 28 Septembre prochain à Hong Kong
lors du 45ème congrès Mondial de la SIOP, pour faire le suivi des
mises en oeuvre des plans (cancer).
Pour plus d’information contacter
Marianne Naafs-Wilstra
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